Chaque mois, nous sommes là, aux portes des delphinariums de Bruges et d’Harderwijk, pour exiger la fermeture de ces cirques aquatiques et nos actions ne s’arrêteront que lorsque ces endroits fermeront, définitivement.

Des critiques de plus en plus nombreuses s’élèvent aujourd’hui contre la détention de dauphins en captivité et le débat public sur la légitimité des delphinariums ne cesse de prendre de l’ampleur. Les offensives de charme et les actions de promotion des delphinariums leurrent chaque jour moins de monde. La seule chose que nous devons faire pour les dauphins et les autres mammifères marins, c’est de fermer ces delphinariums et de remettre les animaux en liberté ou, si cela s’avère impossible, de les placer dans des centres d’accueil adaptés.

Le monde politique aujourd’hui est lui aussi mûr pour mettre en place un scénario d’extinction des delphinariums existants. Le ministre flamand du Bien-être animal, Ben Weyts a déclaré fin mars, dans l’émission De Zevende Dag (Le septième jour), qu’il ne voulait plus – à terme – voir de dauphins en captivité. Les normes pour l’élevage des mammifères marins en Flandre ont récemment été modifiées, mais le ministre Ben Weyts veut aller plus loin encore pour les dauphins. Selon lui, un scénario d’extinction doit être envisagé, prévoyant l’interdiction d’élever encore ou de faire reproduire de tels animaux ou d’accorder de nouveaux permis pour en détenir.

La Flandre ne serait d’ailleurs pas la première à suivre cette voie. En Wallonie, une interdiction de détenir des cétacés a été intégrée l’année dernière dans le Code wallon, outil législatif en matière de bien-être animal. Une analyse des points de vue de tous les partis politiques flamands montre que tous sont aujourd’hui d’accord pour une politique menant à terme à la fin de la détention en captivité des dauphins (et aussi, par ailleurs, à celle des poneys dans les manèges forains).

Une interdiction des delphinariums au niveau mondial 

Au niveau mondial aussi, de moins en moins de voix soutiennent encore le maintien en détention des mammifères marins. La Flandre ne sera pas la première à interdire légalement une telle pratique. Comme évoqué ci-dessus, la Wallonie a déjà prévu au niveau légal l’interdiction de détenir des cétacés, tout comme l’ont fait la Croatie, l’Inde, le Costa Rica et le Chili. Au niveau européen, en Autriche, à Chypre, en Irlande, en Tchéquie, en Slovaquie, en Estonie, en Lettonie, en Hongrie, en Pologne, au Luxembourg ou encore en Grande-Bretagne, il n’existe pas ou plus de delphinariums.

Les ami.e.s des animaux ne supportent plus de voir enfermés leur vie entière des animaux intelligents et sociaux comme le sont les dauphins, et ce, simplement pour nous divertir. Des initiatives comme « Empty the Tanks » et nos protestations montrent aussi que notre époque est prête à voir disparaître au niveau mondial les delphinariums, qui ne sont finalement que des cirques pour animaux aquatiques. Il est clair que nous exigeons la fermeture du Boudewijn Seapark, et non son maintien, même dans une version agrandie ou adaptée. Nous n’arrêterons nos actions que lorsque ce parc sera fermé et ses bassins vidés !

Veux-tu soutenir notre action ? Rejoins-nous alors à l’occasion de l’une de nos prochaines actions aux delphinariums de Bruges ou signe notre pétition.